5e édition du mois du consommer local : une table ronde avec les patissiers et les boulangers

Une table ronde sous le thème « Comment assainir le secteur de la boulangerie et de la pâtisserie à travers la promotion des produits locaux » a regroupé, le mardi 29 octobre à Lomé, des pâtissiers et boulangers dans le cadre du mois du consommer local.

Présidée par le ministre délégué auprès du ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, Hounaké Kossivi, la rencontre est organisée par les membres du comité d’organisation de la 5è édition du « Mois du consommer local » en collaboration avec l’Association des Boulangeries industrielles artisanales du Togo (ABIAT). Elle a pour objectif de passer en revue les difficultés du secteur et de définir ensemble avec les structures concernées une stratégie pour l’assainir. Il s’agit également, entre autres, de discuter avec les acteurs pour avoir une connaissance de la qualité des produits qui entrent dans la fabrication du pain (farine de blé, les améliorants), proposer des mesures correctives ou d’amélioration pour assainir le secteur de la bo
ulangerie et connaître les conditions d’installation d’une boulangerie.

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Le ministre Hounaké Kossivi a indiqué que pour juguler les difficultés dans l’approvisionnement de la farine de blé, le gouvernement encourage par diverses initiatives les boulangers à utiliser les farines locales tels que farine de maïs, de sorgo, de soja et de manioc pour la production de pain et ses produits dérivés. Il a invité les participants à saisir cette opportunité pour approfondir les réflexions sur ces questions d’intérêt commun pour une boulangerie dynamique et faire en sorte que la consommation des produits locaux puisse permettre d’apporter un plus à l’économie nationale.

La secrétaire générale de l’Association des Boulangeries, Industrielles Artisanales du Togo, Mme Edwige Sant’Anna épouse Atayi, a indiqué que c’est 20% de céréales qui sont utilisées pour que le pain soit bon. « Les choses qu’on appelle des intrants dans le pain et qui sont prohibées par exemple le bromate sont des choses qui vi
ennent d’ailleurs. Et si aujourd’hui certaines boulangeries l’utilisent, c’est parce qu’on ne fait rien pour que cela ne rentre pas dans le pays. Il faut convenir qu’on fasse la police dans toutes les boulangeries industrielles comme artisanales pour voir si ce produit est vraiment utilisé », a-t-elle dit. Mme Sant’Anna épouse Atayi a exhorté le ministère à former les boulangers parce qu’il y a des boulangeries clandestines et qui influent sur le prix du pain et sur le travail qu’ils font.

Source: Agence Togolaise de Presse